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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 85POLIDO-où l'on voyoit des cottes d'armes, des casRE & Mi-THURIN.ques, & de ces grands boucliers à huit panstout cela de$$eigné d'vne maniére admirable.Mais il nous fit remarquer en me$me tempsl'origine des Trophées, & comme quoy lesGrecs commencerent à s'en servir, pour ho-norer leurs Capitaines, lors qu'ils avoient misen fuite leurs ennemis. Car ostant les bran-ches du premier arbre qu'ils rencontroientdans le lieu où la déroute estoit arrivée, &ne laissant que le tronc, ils y attachoient lesboucliers, les caſques, les cuira$$es, & les autres $ortes d'armes que l'ennemy avoit aban-données en s'enfuiant, de mesme qu'Enée Æn. 12.arbora les dépouïlles de Mesence à vn che$ne. Or ces armes ainsi appenduës, & quiestoient vn témoignage de la honte du vain-cu, & de la gloire du victorieux, de-meuroient là l'espace de quelques jours, jus-ques à ce que les deux partis se fussent ac-cordez : Car alors on ostoit ce Trophée,pour ne pas laisser plus long-temps cettemarque de la confusion de son ennemy, quin'auroit fait qu'entretenir la guerre. C'estpourquoy Plutarque blâme les Grecs, qui lespremiers changerent cét vsage, pour éleverdes Trophées de marbre & de bronze, quiL iij