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Troisième Partie (1746)
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318
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318Reflexions critiquesCeux qui ont vu représenter les Opé-ra de Lulli qui sont devenus le plaisirdes nations, lorsque Lulli vivoit encore,& quand il enseignoit de vive voix à desActeurs dociles ces choses qui ne sçau-roient s'écrire en notes, disent qu'ilstrouvoient une expression qu'ils n'y trou-vent presque plus aujourd'hui. Nousreconnoissons bien les chants de Lulliajoutent-ils, mais souvent nous n'y retrou-vons plus l'eſprit qui animoit ces chants.Les récits nous paroiſſent ſans ame, & lesairs de ballets nous laissent presque tran-quilles. Ces personnes alléguent, commeune preuve de ce qu'elles disent, que lareprésentation des Opéra de Lulli dureaujourd'hui plus longtems, que lorsqu'illes faisoit exécuter lui-même, quoiqu'àprésent elle dût durer moins de tems,parce qu'on n'y répete plus bien des airsde violon que Lulli faisoit joüer deuxfois. Cela vient, selon ces personnes,car je ne suis garant de rien, de ce qu'onn'observe plus le rithme de Lulli que lesActeurs alterent, ou par insuffisance, oupar présomption.Il est donc constant que la note desOpéra n'enscigne pas tout, & qu'ellelaisse encore beaucoup de choses à faire,& que l'Acteur fait bien ou mal, suivant

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