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sur la Poësie & sur la Peinture. 31qu'imparfaitement. Jusqu'ici, je l'ai dé-ja dit, le véritable mouvement d'unecomposition n'a pû se conserver que partradition, pour parler ainsi, car les ins-trumens inventez pour tâcher d'avoir ;par le moyen de l'Horlogerie, le mou-vement juste que les Compositeursavoient donné à leurs airs & à leurschants, afin de le conserver avec préci-sion, n'ont point eu jusqu'ici un grandsuccès.Ainsi l'Acteur médiocre qui chantele rôle d'Atis, ou celui de Roland, nele chante point, comme le chante unbon Acteur, quoique tous les deux ilsentonnent les mêmes notes, & qu'ils sui-vent la mesure de Lulli. Le bon Acteurqui ſent l'eſprit de ce qu'il chante, preſ-se, ou bien rallentit a propos quelquesnotes, il emprunte de l'un pour prêter àl'autre ; il fait sortir de même, ou bien ilretient sa voix ; il appuye sur certains en-droits ; enfin il fait plusieurs choses pro-pres à donner plus d'expression & plusd'agrément à son chant, qu'un Acteurmédiocre ne fait pas, ou qu'il fait mal àpropos. Chaque Acteur supplée de sonfonds à ce qui n'a point pû s'écrire ennotes, & il le supplée à proportion de sacapacité.0 iij