sur la Poësie & sur la Peinture. 317ses effets, conformément aux regles quilui ont été pre$crites. Ain$i dans les cho-ses qui doivent tomber sous notre senti-ment, les effets de la nature causenttoujours en nous les mêmes sensationsagréables ou désagréables, soit que nousobservions, soit que nous n'observionspas comment la chose arrive, soit quenous nous embarrassions de remonterjusqu'aux causes de ces effets, soit quenous nous contentions d'en joüir, soitenfin que nous ayons réduit en métho-de l'art de ménager, suivant des reglescertaines, l'action des causes naturelles.soit que nous ne suivions que l'instinctdans l'application que nous faisons deces causes.Nous ne laissons pas donc de sentirles fautes où tombent nos Comédiens.quoique nous ne sçachions pas l'art quienseigne à ne les point faire. On vavoir même dans Cicéron, que parmiceux qui siffloient les Acteurs de sontems, dès qu'ils manquoient à la mesu-re, il y avoit un petit nombre de person-nes qui sçussent l'art, & qui eussent pûdire précisément en quoi la faute con-sistoit. La plûpart ne la connoissoientque par voie de sentiment. Dans uneassemblée de spectateurs, combien peuTome III.
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