Reflexions critiques312habitude que par réflexion. Voilà pourquoi ils s'entr'accusent si souvent les unsles autres de réciter sur des tons vitieux,& principalement de finir mal leur cou-plet, de maniere qu'ils mettent à la gê-ne, disent ils, celui qui doit prendre laparole immédiatement après eux. Cesinconvéniens n'arrivoient point lorsquela déclamation étoit notée, ou du moinsils ne pouvoient arriver que comme ilsarrivent à l'Opéra, quand un Acteurchante faux. C'est-a-dire, que la fautevenoit de l'Artisan, & non point de l'artqui avoit pourvu suffisamment à empêcher qu'on ne la fist.Les Spectateurs & les Acteurs sontd'autant plus à plaindre aujourd'hui,que les Spectateurs ſentent auſſi-bien lesfautes des Acteurs, que ſi l'art de la dé-clamation existoit encore tel qu'il étoitau tems de Quintilien, quoique les Ac-teurs ne puissent plus s'aider de cet artqui est peri.Tous les arts ne sont autre chose quedes méthodes reglées sur de certainsprincipes ; & quand on examine cesprincipes on trouve qu'ils sont des ma-ximes formées en conséquence de plu-sieurs observations faites sur les effets dela nature. Or la nature produit toujours
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