sur la Poësie & sur la Peinture. 199cette ville fût saccagée par Totila. J'aivoulu dire seulement que le théâtre deMarcellus, & les autres théâtres magni-fiques furent détruits, ou devinrent inu-tiles par le dommage qu'ils avoient souf-fert, & que ces représentations somp-tueuses qu'on y donnoit, cesserent; maisje n'ai pas prétendu dire que toute repré-sentation de Comédies ait cessée ; aucontraire, je crois que dans Rome &dans les autres grandes villes qui avoientessuyé les mêmes malheurs que cette Ca-pitale, on commença, dès que les temsfurent redevenus moins orageux, à joüerdes pièces de théâtre, mais sans l'ap-pareil ancien. Par une révolution ordi-naire dans le monde, la scéne si somp-tueuse dans le douziéme siécle de la fon-dation de Rome, sera redevenuë dans letreiziéme siécle de cette Ere, aussi sim-ple qu'elle l'étoit au commencement deson cinquiéme siécle. Elle sera redeve-nuë dans l'état où Livius Andronicusl'avoit trouvée.Nous avons une preuve sensible dansles Capitulaires de nos Rois de la secon-de race, pour montrer que de leur temsil y avoit des Comédiens de professionqui joüoient des piéces de théâtre. C'estqu'ils y ont renouvellé la loi du CodeN vj
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