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sur la Poësie & sur la Peinture. 257compte, quand Budé écrivoit, (a) valoitsoixante francs marqué au coin qui avoitcours, quand cette derniere évaluation aété faite. (b) C'est à quoi ceux qui traduisent, ou qui commentent les Auteurs anciens, doivent avoir égard, aussi bien qu'àévaluer la somme dont parle leur Au-teur, métail par métail, parce que laproportion entre l'or & l'argent, n'estplus la même, à beaucoup près, qu'ellel'étoit du tems de la République Romai-ne. Dix onces d'argent sin payoient alorsune once d'or fin ; & pour payer aujour-d'hui en France une once d'or fin, il fautdonner près de quinze onces d'argent fin.Il y a même plusieurs Etats en Europeoù l'or eſt encore plus cher.Enfin il me paroît raisonnable de ju-ger du progrès qu'une certaine nationpouvoir avoir fait dans les arts qui nelaissent point de monument durable surlequel on puisse asseoir une décision soli-de, par le progrès que cette même na-tion avoit fait dans ces arts qui laissentde tels monumens. Or les monumensde la Poësie, de l'art Oratoire, de laPeinture, de la Sculpture & de l'Ar-chitecture des anciens qui nous sont de-meurez, font connoître que les anciens(a) Sous François I. (b) En 1718.