252Reflexions critiquession démesurée du peuple pour les spec-tacles, & que les Princes & les parti-culiers faisoient des frais immenses pourla contenter. Je ne parlerai donc icique du payement des Acteurs. Macrobedit qu'Æsopus, un célébre Comédientragique dont nous avons déja parlé& le contemporain de Cicéron, laissaen mourant à ce fils, dont Horace (4)& Pline font mention comme d'un fa-meux dissipateur, une succession decinq millions qu'il avoit amassez à joüerla Comédie. On lit dans l'histoire dePline, que le Comédien Roscius, l'amide Cicéron, avoit par an plus de centmille francs de gages. (b)Quippe cumjam apud majores nostros Roscius histricsestertium quingenta millia annua meri-tasse prodatur. Il faut même qu'on eûtaugmenté les appointemens de Rosciusdepuis le tems ou l'état que Pline avoitvu, fût dressé, puisque Macrobe ditque notre Comédien touchoit des de-niers publics, près de neuf cens francspar jour, & que cette somme étoitpour lui seul. Il n'en partageoit rienavec sa troupe. Tanta fuit gratia utmercedem diurnam de publico mille de(a) Horat. Sat. I. 2. c. 10. Plin. l. 10.(b) Plin. l. 7. c. 39.
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