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Troisième Partie (1746)
Entstehung
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170
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170 Réflexions critiquestent le goût d'une musique particulierre, & qu'on imagine avoir été propreà certains peuples, & même à de cer-tains personnages fabuleux de l'antiquité, qui peut-être n'existerent jamais.L'imagination se forme donc cette idéesur le chant & sur la musique, convenableà certains personnages, suivant ce qu'onpeut sçavoir du caractere de ces person-nages à qui le Musicien prête des airsde son invention. C'est sur le rapportque des airs peuvent avoir avec cetteidée, laquelle bien qu'elle soit une idéevague, est néanmoins à peu près la mê-me dans toutes les têtes, que nous ju-geons de la convenance de ces mêmesairs. Comme nous l'avons déja dit, ilest un vraisemblable, même pour cette musique imaginaire. Quoique nousn'ayons jamais entendu la musique dePluton, nous ne laissons pas de trouverune espéce de vraisemblance dans laairs de violon, sur lesquels Lulli faitdanser la suite du Dieu des Enfers dansle quatriéme Acte de l'Opéra d'Al-ceste, parce que ces airs respirent uncontentement tranquille & sérieux, &comme Lulli le disoit lui-même, unejoie voilée. En effet, des airs caractéri-sez, par rapport aux fantômes que no-

2e.