Reflexions critiques158se trouvent enfin en pleine liberté.En lisant l'art poëtique d'Horace, onvoit bien que le vice reproché par Quin-tilien à la déclamation théâtrale de sontems, venoit de ce qu'on l'avoit voulurendre plus vive, plus affectueuse & plusexpressive, tant du côté de la récitationque du côté du geste, qu'elle ne l'avoitété dans les tems antérieurs. Comme Ho-race a écrit après Cicéron & avant Quin-tilien, il est curieux d'examiner ce qu'ildit $ur les changemens arrivez dans ladéclamation théâtrale, & sur la différen-ce qu'il y avoit entre la nouvelle maniere de réciter & l'ancienne.Autrefois, dit Horace, on ne se ser-voit point pour accompagner, ni poursoutenir les chœurs, de flutes d'un vo-lume égal à celui de nos trompettes, &qu'il fallût relier avec du fil de laiton.On n'employait au théâtre que des in-strumens à vent des plus simples, & dontla portée étoit très-bornée, parce qu'ilsn'étoient percez que d'un petit nombrede trous.Tibia non ut nunc oricalche vincta, tubaqueÆmula, sed tenuis simplexque foraminepaucoAdspirare & adesse choris erat utilis. (a)(a) Horat. de Arte Poe.
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