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sur la Poësie & sur la Peinture. 110quoique cette précaution fût autorisée àRome par l'exemple de C. Gracchus. Ilest au-dessous de l'Orateur, dit Cicéron.d'avoir besoin d'un pareil secours pourentrer avec justesse dans tous les tonsqu'il doit prendre en déclamant. (a)En effet Quintilien rapporte (b) que ceGracchus, un des plus célébres Orateursde son tems, avoit derriere lui, lorsqu'ilharanguoit, un joüeur d'instrument àvent qui de tems en tems lui donnoit leton. Contenti simus exemplo Caii Gracchipraecipui suorum temporum Oratoris, cuiconcionanti consistens post eum Musicus fis-tulâ quam Tonorium vocant, modos quibusdeberet intendi, ministrabat. Il faut qued'autres Orateurs eussent suivi l'exemplede Gracchus, puiſque la flute qui ſervoità l'usage dont nous parlons, avoit unnom particulier. Elle s'appelloit Tonorium.On ne doit pas trouver ſi étrange aprèscela que les Comédiens se fissent soute-nir par un accompagnement, quoiqu'ilsne chantassent point à notre manière& qu'ils ne fissent que réciter une décla-mation composée.Enfin nous voyons dans un des écritsde Lucien, (c) que Solon, après avoirparlé au Scythe Anarchasis des Acteurs(a) De Or. l. 3. (b) Lib. pr. c. 12. (c) In Gymn.