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Troisième Partie (1746)
Entstehung
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sur la Poësie & sur la Peinture. 113l'antiquité qui ont écrit ce qu'ils voyoienttous les jours.Cicéron dit que les personnes sçavan-tes en musique, connoissoient, dès qu'el-les avoient entendu les premieres notesdu prélude des instrumens, si l'on alloitvoir Antiope ou bien Andromaque,quand les autres spectateurs n'en devi-noient encore rien. (a) Quàm multaquae nos fugiunt in cantu, exaudiunt in eogenere exercitati, qui primo inflatu tibici-nis Antiopem esse aiunt aut Andromacham,cùm id nos ne suspicemur quidem. Antiope& Andromaque sont deux Tragédies,dont Cicéron parle en différens endroitsde ses ouvrages.Ce qui ſuit fera voir que les inſtrumensne se taisoient point après avoir préludé,mais qu'ils continuoient & qu'ils accom-pagnoient l'Acteur. Cicéron, après avoirparlé des vers Grecs, dont le métre n'estpresque pas sensible, ajoute que les La-tins ont aussi des vers que l'on ne recon-noît pour être des vers, que lorsqu'onles entend réciter avec un accompagne-ment. Il cite pour exemple des vers dela Tragédie de Thyeste, qu'on pourroitprendre, dit-il, pour de la prose, quandon ne les entend pas avec leur accompa-(4) Acad Quæst. lib. 4.