Reflexions critiques434fait rouler l'intrigue de sa piéce sur la rused'un pere qui met en œuvre la fourberiela plus rafinée, pour faire enfermer sesenfans qui sont bien nez, afin de s'approprier leur bien, & d'en jouïr avec sa maî-tresse. L'Auteur dont je parle, exposece mystere d'iniquité sur la Scene comi-que, sans le rendre plus odieux que Te-rence cherche à rendre odieux les toursde jeunesse des Eschines & des Pamphi-les, que le bouïllant de l'âge précipite,malgré leurs remords, dans des foiblessesque le monde excuse, & dont les pereseux-mêmes ne sont pas toujours aussi désespérez qu'ils le disent. D'ailleurs l'in-trigue des piéces de Térence finit par undénouëment qui met le fils en état de satisfaire à la fois son devoir & son inclina-tion. La tendresse paternelle combat-tuë dans le pere par la raison; les agita-tions d'un enfant bien né, tourmente parla crainte de déplaire à ses parens, ou deperdre $a maître$$e, donnent lieu à plu-sieurs incidens intéressans, dont il peutrésulter une morale utile. Mais la barba-rie d'un pere qui veut sacrifier ses enfansà une passion, que la jeunesse ne sçauroitplus excu$er en lui, ne peut être regardée que comme un crime énorme, & telà peu près que celui de Médée. Si ce cri-
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