sur la Poësie & sur la Peinture.331Des sentimens d'une maîtresseA la solidité d'une sûre amitié;La Fare, il faut bientôt que la Parque cruelleVienne rompre de si beaux nœuds,Et malgré nos cris & nos vœux,Bientôt nous essuierons une absence éternelle.Chaque jour je sens qu'à grands pasJ'entre dans ce sentier obscur & difficileQui va me conduire là-basRejoindre Catulle & Virgile:Là sous des berceaux toujours verdsAssis à côté de LesbieJe leur parlerai de tes versEt de ton aimable génie.Je leur raconterai commentTu recueillis si galamentLa Muse qu'ils avoient laissée.Et comme elle sçut sagementPar ta paresse autoriséePréférer avec agrémentAu tout brillant de la penséeLa vérité du sentiment,Et s'exprimer si tendrementQue Tibulle encore maintenantEn est jaloux dans l'Elisée.Je voudrois pouvoir ici publier l'ouvra-ge tout entier, & pour preuve de ma bonnevolonté, je vais donner encore au lecteurdeux fragmens d'une lettre écrite par lemême Auteur à M. le Prince d'Auvergne.
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