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Premiere Partie (1746)
Entstehung
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235
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sur la Poësie & sur la Peinture. 235leux, par rapport à chaque genre de poë-sie, par rapport au tems ou l'on suppo-se que l'événement est arrivé; enfin parrapport à la crédulite, plus ou moinsgrande, de ceux pour qui le Poëme e$tcomposé. Il me paroît trop difficile deplacer ces bornes. D'un côté, les hom-mes ne sont point touchez par les événe-mens qui cessent d'être vraisemblables.parce qu'ils sont trop merveilleux. D'unautre côté, des événemens si vraisembla-bles qu'ils ce$$ent d'être merveilleux, neles rendent guéres attentifs. Il en est dessentimens comme des événemens. Lessentimens il n y a rien de merveilleux.ſoit par la nobleſſe, ou par la convenancedu sentiment, soit par la précision de lapensée, soit par la justesse de l'expression :paroissent plats. Tout le monde, dit-on,auroit pensé cela. D'un autre côté, lessentimens trop merveilleux paroissent faux& outrez. Le sentiment que du Rier prê-te à Scévola, dans la Tragédie qui portece nom, quand il lui fait dire, en parlantdu Peuple Romain que Porſenna, auquelil parle, vouloit affamer:Se nourrira d'un bras, & combattra de l'autre.Devient aussi comique par l'exagérationqu'il renferme, qu'aucun trait de l'Ario-ste.