sur la Poësie & sur la Peinture. 165médies, qu'à composer des piéces drama-riques qui pu$$ent $ervir de liai$ons aux di-vertissemens destinez à former ces specta-cles magnifiques que Louis XIV. encorejeune donnoit à sa Cour, & dont la mémoire s'est conservée dans les pays étran-gers, autant que celle de ses conquêtes.Le public, qui ne sort guéres du bongoût, lor$qu'il y e$t entré, a rejetté de-puis quelques années toutes les Comédiescomposées dans des mœurs étrangeres.avec lesquelles on auroit voulu l'amuser.En effet à moins que de connoître l'Espa-gne & les Espagnols (connoissance qu'unPoëte n'e$t pas en droit d'exiger du ſpec-tateur) on n'entend pas la fin de la plû-part des plai$anteries de $es piéces. Com-bien y a-t'il de spectateurs qui ne com-prennent pas la moitié des plaisanteriesde Dom Japhet ; celle, par exemple,qui roule ſur le reproche que les Caſtillansqui prononcent bien & nettement, fontaux Portugais qui prononcent mal, &qui mangent une partie des syllabes : Cesont les guenons qui parlent Portugais.Nous avons eu depuis quatre-vingt ansdeux différentes troupes de ComediensItaliens établis à Paris. Ces Comédiensont été obligez de parler François, c'estla langue de ceux qui les payent. Mais
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten