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sur la Poesie & sur la Peinture. 501Poetam dicimus nec addimus nomen, sub-auditur apud Graecos egregius Homerus,apud nos Virgilus. (a)Virgile ne doit donc pas sa réputa-tion aux Traducteurs ni aux Commen-iateurs. Il étoit admiré avant que d'a-voir eu besoin d'être traduit, & c'estaussi aux succès de ses vers qu'il doit sespremiers Commentateurs. Quand Ma-crobre & Servius le commenterent oul'expliquerent dans le quatriéme siécle.suivant l'opinion la plus probable, ilsne pouvoient guéres lui donner de plusgrands éloges que ceux qu'il recevoitdu public. Ces éloges auroient été dé-mentis par tout le monde, puisque leLatin etoit encore la langue vivante deceux pour qui Servius & Macrobe écri-voient. On peut dire la même chosed'Eustatius, d'Asconius Pedianus, deDonat, d'Acron & des autres Com-mentateurs anciens qui ont publié leursCommentaires, quand on parloit enco-re la langue de l'Auteur Grec ou Latinl'objet de leurs veilles.Enfin tous les peuples nouveaux quise sont formez en Europe après la des-truction de l'Empire Romain par lesBarbares, ont pris leur estime pour Vin(a) Inst. lib. 1. tit. 2.