418Reflexions critiquesEpitre à Monsieur de Guilleragues versmil six cens soixante & quinze, dans untems où la nouvelle Physique étoit lascience à la mode ; car il est parmi nousune mode pour les sciences comme pourles habits. Les femmes même étudioientalors les nouveaux systêmes que plu-sieurs personnes enseignoient à Paris enlangue vulgaire. On peut bien croireque Moliere qui composa ses Femmessçavantes vers mil six cens soixante &douze, & qui met si souvent dans labouche de ses héroines les dogmes & lestyle de la nouvelle Physique, attaquoitdans sa Comédie l'excès d'un goût ré-gnant, & qu'il y joüoit un ridicule oùplusieurs personnes tomboient tous lesjours. Quand M. Despréaux écrivit sonEpître à Monsieur de Guilleragues, lesconversations de Physique ramenoientdonc souvent sur le tapis les taches duSoleil, à l'aide deſquelles les Aſtronomesobservoient que cet astre tourne sur sonaxe à peu près en vingt-sept jours. Quel-qu'une de ces Macules qui étoient dis-paruës, avoient même fait beaucoup debruit jusques sur le Parnasse. Les beauxesprits avoient dit dans leurs vers quele Soleil, pour se rendre encore plussemblable au feu Roi qui l'avoit pris
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