sur la Poësie & sur la Peinture. 437tiers que nous, ceux des vers de Des-préaux & de la Fontaine qui sont passezen proverbes. Ils ont adopté nos bonsouvrages en les traduiſant en leur lan-gue. Malgré la jalousie du bel esprit,presque aussi vive de nation à nation, quede particulier à particulier, ils mettentquelques-unes de ces traductions au-dessus des ouvrages du méme genre quise composent dans leur patrie. Nos bonspoëmes, ainsi que ceux d'Homere &de Virgile, sont entrez déja dans cetteBibliothéque commune aux nations, &dont nous avons parlé. Il est aussi raredans les pays étrangers de trouver un ca-binet sans un Moliere que sans un Té-rence. Les Italiens qui évitent, autantqu'ils le peuvent, de nous donner dessujets de vanité, peut-être parce qu'ils secroyent tous chargez du soin de notreconduite, ont rendu justice au mérite denos Poëtes. Comme nous admirions, &comme nous traduisions leurs Poëtesdans le seiziéme siécle, ils ont admiré& traduit les nôtres dans le dix-septié-me. Ils ont mis en Italien les plus bellespiéces de nos Poëtes comiques & de nosPoëtes tragiques. Castelli Secrétaire del'Electeur de Brandebourg a mis enItalien les œuvres de Moliere, & cetteT iij
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