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Seconde Partie (1746)
Entstehung
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367
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sur la Poësie & sur la Peinture. 367peinture, d'autant plus qu'il aura étésouvent obligé à écrire ou bien à pein-dre, comme malgré lui, dans des mo-mens il ne sentoit aucun attrait pourson travail. Il est donc devenu insensi-ble au pathétique des vers & des ta-bleaux, qui ne font plus sur lui le mê-me effet qu'ils y faisoient autrefois, && qu'ils font encore sur les hommes deson âge.C'est ainsi qu'un vieux Médecin, bienqu'il soit tendre & compatissantn'est plus touché par la vûë d'un mou-rant, autant que l'est un autre homme.& autant qu'il le ſeroit encore lui mê-me, s'il n'avoit pas exercé la Médeci-ne. L'Anatomiste s'endurcit de même,et il acquiert l'habitude de disséquersans répugnance des malheureux, dontle genre de mort rend les cadavres en-core plus capables de faire horreur. Lescérémonies les plus lugubres n'attristentplus ceux dont l'emploi e$t d'y a$$i$ter.Qu'il me soit permis d'user ici de l'ex-pression dont Cicéron se servoit pourpeindre encore plus vivement l'indolencede la République. Le cœur contracte uncalus de la même maniere que les pieds& les mains en contractent.D'ailleurs les Peintres & les PoëtesQ iiij