Reflexions critiques360ces ou de connoi$$ances purement $pé-culatives, son mérite ne tombe pointsous le sentiment. Ainsi les personnesqui ont acquis le sçavoir néceslaire pourconnoître si l'ouvrage est bon ou mau-vais, sont les seules qui puissent en ju-ger. Les hommes ne naissent pas avecla connoissance de l'Astronomie & de laPhysique, comme ils naissent avec lesentiment. Ils ne sçauroient juger dumérite d'un ouvrage de Physique oud'Astronomie, qu'en vertu de leurs con-noissances acquises ; au lieu qu'ils peu-vent juger des vers & des tableaux envertu de leur discernement naturel.Ainsi les Géomètres, les Médecins &les Théologiens, ou ceux qui, ſans avoirmis l'enſeigne de ces ſciences, ne laiſſentpas de les sçavoir, sont les seuls qui puis-sent juger d'un ouvrage qui traite deleur science. Mais tous les hommes peu-vent juger des vers & des tableaux, par-ce que tous les hommes ſont ſenſibles, &que l'effet des vers & des tableaux tom-be sous le sentiment.Quoique cette réponse soit sans re-plique, je ne laisserai pas de la forti-fier encore par une réflexion. Dès queles sciences, dont j'ai parlé, ont opéréen vertu de leurs principes ; dès qu'el-
.—1Mühe.—un, manse###defertime:a Poelsuchen