m de se.année..
sur la Poësie & sur la Peinture. 335qui puissent marquer le rang des poë-mes & des tableaux, quoiqu'il se ren-contre dans les ouvrages excellens desbeautez capables de se faire sentir aupeuple du plus bas étage, & de l'obligera se récrier. Mais comme il est sans con-noissance des autres ouvrages du mêmegenre, il n'est pas en état de discerner àquel point le poëme qui le fait pleurer.est excellent, ni quel rang il doit tenirparmi les autres poëmes. Le public,dont il s'agit ici, est donc borné aux per-sonnes qui lisent, qui connoissent lesspectacles, qui voyent & qui entendentparler de tableaux, ou qui ont acquisde quelque maniere que ce soit, ce dis-di$cernement qu'on appelle goût de com-parai$on, & dont je parlerai tantôt plusau long. Le lecteur, en faisant atten-tion aux tems, aux lieux, comme à lanature de l'ouvrage dont il sera particu-liérement question, comprendra beau-coup mieux encore que je ne pourroisl'expliquer, à quel étage d'eſprit, à quelpoint de lumieres & à quelle condition,le public, dont je voudrai parler, serarestraint. Par exemple, tous ceux quisont capables de porter un jugementsain sur une Tragédie Françoise ne sontsont pas capables de juger de même de