313Reflexions critiquesque intemperantiâ laboramus. (a)Enfin pourquoi voit-on dans le mêmepays des siécles si sujets aux maladiesépidémiques, et d'autres siécles pres-que exempts de ces maladies, si cettedifférence ne vient point des altérationssurvenuës dans les qualitez de l'air quin'est pas le même dans tous ces siécles ?On compte en France quatre pestes gé-nérales depuis mil cinq cens trente jus-qu'en mil six cens trente-six. Dansles quatre-vingt années écoulées depuis jusques à l'année mil sept censdix huit, à peine quelques Villes deFrance ont-elles senti une légere at-teinte de ce fleau. Il y a plus de quatre-vingt ans que les Maladreries des troisquarts des Villes du Royaume n'ont pasété ouvertes. Des maladies inconnuësnaissent en certains siécles, & elles ces-sent pour toujours, après s'être renou-vellées deux ou trois fois durant uncertain nombre d'années. Telles ontété en France le Mal des ardens & la Co-lique de Poitou. Quand on voit tant d'ef-fets si bien marquez de l'altération desqualitez de l'air, quand on connoît sidistinctement que cette altération estréelle, & quand on en connoît même la(4) Senec. Epist. 106.
13 doncTacne