304Réflexions critiquesces sucs, ou jusqu'à ce que la poussierechariée sans cesse par les vents, l'ait en-duite d’une nouvelle croute.Mais, comme nous l'avons dit, il estdes maladies épidémiques qui, pourparler ainſi, ſortent du ſein de la terreinsensiblement, & sans qu'il y soit arri-vé aucun changement dont on s'apper-çoive. Telles sont les pestes qui s'allu-ment quelquefois dans un pays où ellesn'ont point été apportées ailleurs, &qu'on ne sçauroit imputer qu'aux alté-rations arrivées dans les émanations dela terre même.SECTION XIX.Qu'il faut attribuer aux variationsde l'air dans le même pays ladifférence qui s'y remarque entrele génie de ſes habitans en dessiécles différens.E conclus donc de tout ce que jeviens d'exposer, qu'ainsi qu'on at-tribue la différence du caractere des na-tions aux différentes qualitez de l'airde leurs pays, il faut attribuer de même
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