Réflexions critiques292me on ressent aujourd'hui dans ces con-trées des maladies qu'on n'y connoissoitpas, avant qu'on y fit un usage aussi fré-quent d'alimens étrangers, & qui ne sontpeut-être pas assez en proportion avecl'air du pays, on y doit avoir pour celamême plus de chaleur & plus de subtili-té dans le sang. Il est certain qu'en même tems qu'on y a connu de nouvel-les maladies, ou que certaines infir-mitez y sont devenuës plus fréquentesqu'autrefois, d'autres maladies ou sontdisparuës, ou sont devenuës plus rares.J'ai oui dire à Monsieur Regis, célébreMédecin d'Amsterdam, que depuis quel'usage des denrées dont je viens de par-ler, s'étoit introduit dans cette villeparmi les gens de toute condition, onn'y voyoit plus la vingtiéme partie desmaladies scorbutiques qu'on y voyoitauparavant.Il ne sussit pas qu'un pays soit à unecertaine distance de la Ligne pour quele climat en $oit propre à la nourrituredes hommes d'esprit & de talent. L'airy peut être contraire par ses qualitezpermanentes, à l'éducation physique desenfans que la délicatesse de leurs orga-nes destineroit à être un jour des hom-mes d'un grand esprit. Le mêlange des
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