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sur la Poësie & sur la Peinture. 27Césars, qu'il n'est pas étonnant que leshabitans y soient à présent différens dece qu'ils étoient autrefois. Au contraire,suivant notre systême, il falloit que lachose arrivât ainsi, & que l'altération dela cause altérât l'effet.Premiérement, l'air de la ville deRome, à l'exception du quartier de laTrinité du Mont & de celui du Quiri-nal, est si mal sain durant le grand étéqu'il ne sçauroit être supporté que parceux qui s'y sont habituez peu à peu, &comme Mithridate s'étoit accoutuméau poison. Il faut même renouveller toutes les années l'habitude de supporter lacorruption de l'air, en commençant à lerespirer dès les premiers jours de sonaltération. Il est mortel pour ceux quile reſpirent pour la premiere fois, quandil est déja corrompu. On est aussi peusurpris de voir mourir celui qui, en ar-rivant de la campagne, loge dans les en-droits où l'air est corrompu, & mêmeceux qui dans ce tems là y viendroienthabiter des endroits de la ville où l'airdemeure sain, que de voir mourir l'hom-me qu'un boulet de canon a touché. Lacause de cette corruption de l'air nousest même connuë. Rome étoit percéeautrefois sous terre, comme sur terre,