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Seconde Partie (1746)
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250Réflexions critiquesNonne vides etiam coeli novitate & aqua-rumTentari procul à patria quicumque domoqueAdveniunt, ideo quia longè discrepat aër. (a)Cet air, quoique très-ſain pour les natu-rels du pays, est un poison lent pour cer-tains étrangers. Qui n'a point entenduparler du Tabardillo qui est une fiévreaccompagnée des symptômes les plusfâcheux, & qui attaque presque tous lesEuropéans quelques semaines après leurarrivée dans l'Amérique EspagnoleLa masse du sang formée de l'air & desnourritures d'Europe, ne pouvant pass'allier avec l'air d'Amérique, ni avec lechile formé des nourritures de ce payselle se dissout. On ne guérit ceux quisont attaquez de cette maladie, tres-souvent mortelle, qu'en les saignant excessivement, & en les soutenant peu àpeu avec les nourritures du pays. Lemême mal attaque les Espagnols nez enAmérique à leur arrivée en Europe.L'air natal du pere est pour le fils uneespéce de poison.Cette différence qui est entre l'air dedeux contrées, ne tombe point sous au-cun de nos sens, & elle n'est pas enco-re à la portée d'aucun de nos instru-(4) Lucretius, lib. sexto.

R222ax im 1ECTIOuS. prTRAVOI.