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Seconde Partie (1746)
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234
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234 Réflexions critiquesCratinus mirent ſur pied en un tems fortcourt, le ſpectacle que nous appellons l'an-cienne Comedie Maandre avec Philemon& Diphile ſes contemporains, s'ils ne fu-rent pas ses egaux, perfectionnerent en peud'années, ce qu'on appelle la nouvelle Co-medie. Inventeurs d'un nouveau genre depoesie, ils laisserent des ouvrages qui nedevoient pas être imitez. Les Philoſophe.illustres de l'Ecole de Socrates finirentavec ses disciples, Platon & Aristote. Onremarquera qu'ils avoient vêcu dans le mêmetems que les grands Poetes dont j'ai parlé.A-t'on vu de grands Orateurs après Iſocra-tes? En a-t'on vu après ses disciples, oudu moins après les Eleves de ses diſciples ?Le ſiécle qui produiſit ces grands hommes,fut ſi court, que tous ils ont converſer lesuns avec les autres.La même choſe qui étoit arrivée dans laGrece, eſt encore arrivée à Rome. Si vousremontez plus haut qu'Attius & ſes contem-porains, vous ne trouvez que de la rudeſſe,& même de la groſſiereté dans la TrazedieLatine. On ne ſçauroit loüer les devanciersde cet Auteur que d'une ſeule choſe : d'avoir été les premiers à travailler. Le véri-table se! de notre scéne comique ne se faitſentir que dans les pieces d'Afranius, danscelle de Cecilius & dans celles de Terence,

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