sur la Poësie & sur la Peinture. 135tems en tems des Congrès où les repré-sentans des Rois & des peuples quicomposent la société des nations, s'as-semblent pour terminer des guerres &pour regler la destinée des Etats ; demême il se formoit alors de tems entems des assemblées, où ce qu'il y avoitde plus illustre dans la Grece, se ren-doit pour juger quel étoit le plus grandPeintre, le Poëte le plus touchant & lemeilleur Athlete. C'étoit là le vérita-ble motif qui attiroit tant de monde auxjeux qui se célébroient en différentesVilles, Les Portiques publics où lesPoëtes venoient lire leurs vers, où lesles Peintres exposoient leurs tableaux.étoient les lieux, où ce qui s'appelle lemonde se rassembloit. Enfin les ou-vrages des grands Maîtres n'étoientpoint regardez, dans le tems dont je par-le, comme des meubles ordinaires desti-nez pour embellir les appartemens d'unparticulier. On les réputoit les joyauxd'un Etat & un trésor du public, dontla joüissance étoit dûë à tous les citoyens.(a) Non enim parietes excolebant doministantùm, nec domos uno in loco mansuras,quae ex incendio rapi non possent. Omnis eo-rum ars urbibus excubabat, pictorque res(a) Plin. hist. lib. 35.
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