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victoires, l'entretien couteux de nombreuses arinees, q uela coalition des tyraus de l'Europe l'oblige ä tenir sur piedpour reprimer leur audace, exige qu'elle soit au nioinsindemnisee des frais et des depenses, qüe lui coüte cetteguerre injuste qu'elle saui'a soutenir; que cette indemnitene doit etre payee que par les iudividus qui ont le plusde fortune, parcequ'ils jouissent d'une inaniere plus amplede la protection accordee ä tous pour le maintieu durespect porte ä leurs proprietes, que d'ailleurs, eile nepourrait etre onereuse pour celui qui n'a de facultes queCelles qui consistent dans l'argent necessaire;
Considerant enfin , que malgre que les assignats garantispar le peuple francais ayant la meine valeur au moins quela monnaie metallique, il est necessaire neanmoins de fairerentrer dans les coffres de la nation le numeraire francais,accapare par les emigres, et qu'ils ont repandu dans lepays ennemi, notamment dCoblence, leur principal repaire;parceque son exportaüon pouvant avoir lieu sur la rivedroite du Rhin, par quelques nioyens Caches, il serviraitä reparer les finances sans doute tres-epuisees des coali-ses, qui ne peuvent faire chez eux un meine usage desassignats;
Bien convaincu, que les habitans des pays conquis neverront dans l'etablissement d'une imposition militaire qu'uneoccasion pour eux de prouver ä la republique francaiseleur devouement par la promptitude qu'ils mettront ä lapayer, et que la commune de Coblence s'empressera d'enprofiter pour s'affranchir de la tache politique, dont lacouvert aux yeux de l'Europe l'accueil hospitalier qu'ellea fait ä des hommes qui ne devaient trouver aucun asilesur la terre, puisqu'ils conspirent contre le bonheur desnations. Arrete:
Art. 1 er . II est etabli une contribution militaire de qua-tre millions argent de France, sur tous les habitans desvilles, bourgs et villages, situes dans l'etendu de l'elocto-rat de Treves sur la live gauche du Rhin, et qui n'outpoint encore ete imposes par la republique francaise.
2. Cette contribution ne sera repartie que sur les riches,les hommes sans profession, les ecclesiastiques seculierset reguliers, et generalement sur tous les habitans aises,exceptes ceux qui tiennent des ateliers, des fabriques etdes manufactures. ')
1) Stadj einem ffiefdjlufie bes S3olISreptäfcntant«n Steocu o. 10. Scgember 1794 (20. grimär III) follten oon ber Kontribution tiucbieientgen gabrifen unb SXanufaftunn, welche für Siec^nung bet