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si ferlile en productions minerales, d'y faire uneabondante recolte.
Lorsque je quittai ces hauteurs 011 ines regards seperdoient dans un lointain delicieux, et que je vinsine reposer dans une des cabanes adossees au piedde la niontagne, j'eprouvai des sensations cxtraordi-naires; je me regardois comine etranger sur la terre,sans patrie , sans domicile. Je portois envie au sortdes habitans de ces paisibles cliauiniferes. La natureseiuble les conduire par la main: ils ont peu de be-soins, ils soiit heureux! Que de peines ne nousdonnons nous pas , pour atteindre le but oü ilsparviennent sans efforts! et cependant qui peut nousassigncr Tepoque ä laquelle nous verrons nos tra-vaux couronnes du succes?
OBERWINTER.
Je quitttai mon bateau, et j'abordai ä ce rivageseduisant, qui semble dire au navigateur: „suspendsta course, viens conteinpler la beaute du paysage."Le Rhin roule ici des flots plus majestueux, ets'arrondit en un vaste lac. Les bords du Heuves'exbaussent par degres. Une partie des maisonsd'Obervvinter se peint dans le cristal de son onde