FRANCFORT.
Quiconque veut avoir une idee distincte des avan-tages inappreciables que le commerce procure ä unetat, n'a qu'ä se rendre dans cette ville. Tandisque les contrees limitrophes presentent partout desmarques sensibles de fepuisement et souvent meinedu denuement le plus complet, triste et mallieureuxFruit d 1 une guerre non - moins longue que sanglante,Francfort porte Fempreinte de la grandeur et defopulence. Dans toutes les rues, on voit de süper-bes edifices remplacer de vieux bäümens. Autourdu glacis regne une foule de maisons de plaisancequi rivalisent entre elles de beautes et d'agremens.
La Campagne voisine oFfre la culture la plussoignee et la mieux entendue. Les Grands et lesartistes, qui habitoient autrefois les capüales desElectorats Ecclesiastiques , retrouvent dans cette vil-le , les uns le plaisir, les autres une subsistancebonn<ke et aisee.
Mais c'est surtout au temps de la foire queFrancfort brille dans tout son eclat.
On a bien raison de dire que la republique com-