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Le Miroir : poèmes
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LE MIROIR

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Limmensité radieuse et glacéeAux confins de laquelle habite linfini... »

La voix meurt. Maternelle voix, ô voix bénie,Que tes paroles métaient douces !Douces et fraîches

Comme la pluie aux mille lèvres de la mousseQue le brûlant été dessèche,

Comme après une nuit de délire,

Le candide sourireDe laube.

Parle ! Lombre déjà reconquiert le miroir,La lumière vacille et se dérobe,

Et je ferme mes yeux pour ne plus voirLe spectre de reflets éteints

Oh, parle, parle encor! que je deviens.

« Mon fils, il faut aimer, reprend la voix.

Il faut aimer et donner car tu dois.

Tu dois à tout, à tous, car tout et tous te donnent :