LE MIROIR
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L’immensité radieuse et glacéeAux confins de laquelle habite l’infini... »
La voix meurt. Maternelle voix, ô voix bénie,Que tes paroles m’étaient douces !Douces et fraîches
Comme la pluie aux mille lèvres de la mousseQue le brûlant été dessèche,
Comme après une nuit de délire,
Le candide sourireDe l’aube.
Parle ! L’ombre déjà reconquiert le miroir,La lumière vacille et se dérobe,
Et je ferme mes yeux pour ne plus voirLe spectre de reflets éteints —
Oh, parle, parle encor! — que je deviens.
« Mon fils, il faut aimer, reprend la voix.
Il faut aimer et donner car tu dois.
Tu dois à tout, à tous, car tout et tous te donnent :