UN SOIR
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Célèbrent la fête du Printemps...
Toutes celles de la légende et des images,Toutes, pour toi, du fond des âges,Regarde, elles sont accouruesAu fauve appel de ton désir,
Et la nuit brûle des parfums de leurs chairs nues...Que tardes-tu de les saisir?
Au creux des cavernes sonores,
Comme les chèvre-pieds leur radieuse proieEchevelée et qui se tordEt se défend et griffe et mordAvec des cris d’épouvante et de joie,Emporte-Ies en une seule, emporte-laDans l’étreinte farouche et tendre de tes bras,
Et que ton amour s’assouvisse!
D’abord,
Le tenace et barbare ciliceDes vains songes, des scrupules et des remords,— Qu’importe que tes flancs rougissent ! —Arrache-le de ta poitrine.