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LES VIEUX TOITS
Qu’importe, ils n’en sont que plus beaux,Tout ravagés, mis en morceauxPar les tourmentes de la vie.
Il en est d’humbles, il en est d’audacieux ;
Il en est aussi de farouchesDont on dirait que les lucarnes louchent...
Il est parfois des toits sans yeux.
Ceux-ci, dès que les oiseaux d’or du jour s’y posent,Ils font penser à ces tapis de soieOù survit à jamais la fraîcheur et la joieD’un songe oriental dans un enclos de roses ;Tandis qu’aux versants rugueux de ceux-là,
Ni l’ardeur des couchants de cuivre,
Ni le scintillement diamanté du givre,
Ni les tendres jeux de la lune, hélas !
Rien, tant ils sont sauris et boucanés, ne vibre.
Ceux-ci sont bas, craintifs, pareils à des vieillardsQui ont perdu toute espérance ;