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Le Miroir : poèmes
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LES VIEUX TOITS

Quimporte, ils nen sont que plus beaux,Tout ravagés, mis en morceauxPar les tourmentes de la vie.

Il en est dhumbles, il en est daudacieux ;

Il en est aussi de farouchesDont on dirait que les lucarnes louchent...

Il est parfois des toits sans yeux.

Ceux-ci, dès que les oiseaux dor du jour sy posent,Ils font penser à ces tapis de soie survit à jamais la fraîcheur et la joieDun songe oriental dans un enclos de roses ;Tandis quaux versants rugueux de ceux-,

Ni lardeur des couchants de cuivre,

Ni le scintillement diamanté du givre,

Ni les tendres jeux de la lune, hélas !

Rien, tant ils sont sauris et boucanés, ne vibre.

Ceux-ci sont bas, craintifs, pareils à des vieillardsQui ont perdu toute espérance ;