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Le Miroir : poèmes
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LES CARESSES DE LA LUNE

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Un ruisselant collier de perles et dopales,

Elles ont fui

Vers le sillon ténébreux de tes reins...

Tandis que dautres, diviséesEn lumineux essaimsDinnombrables petits baisers,

Sur les roses divinement épanouiesDe tes deux seinsEnfin

Se sont posées.

Et dautres ont couru tout le long de tes brasSe réfugier

ta gorge, en touchant tes bras,

Forme de si doux plis, si doux, si doux aux lèvres...Et dautres, toutes haletantes de désir,

Toutes moites dangoisse et de fièvre,

Vers le mystère de tes yeux et de tes lèvres,Dans lespérance dy mourir,

Avidement se sont hâtées...

Et toute la splendeur de la fête lunaireTa visitée,

Et bientôt tu nas plus été,