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Et, certains soirs, le goût sucré de l’airQui a marché sur les tilleuls en fleurs... et toi,Chaste éblouissement des yeux qui voientPour la toute première foisLa merveille du vaste univers...
Et vous aussi, divines voixDes cloches dans la nuit des Noëls d’autrefois...Et l’enchantement, la fête adorableDe la lune d’avril à son leverParmi la neige rose et blanche des vergers...Et vous, et vous,
O toutes les beautés de la vie innombrable...
Qu’est-ce que tout cela contient donc de si doux.De si troublant, de si délicieux,
Mon Dieu,
Quel infini de mystère, quel charme...
Que je sente monter de mon cœur à mes yeux,Rien qu’à m’en souvenir, un flot de larmes ?...