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Le Miroir : poèmes
Entstehung
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Les maisons toutes blanches ont des volets blancsEt des rideaux de cotonnade blanche ;

Les glycines et les rosiers mêlent leurs branchesJusquau faîte des pignons branlants.

Et tout est apaisé. Sur la petite placeDe lécole, oubliant sa pose de menace,

Un chevalier de pierre écoutePépier les moineaux dans les tilleuls en voûte.

Mais la séduction irrésistibleDe ce paysage, cest sa lumièreFluide, heureuse, et de grâce si simpleEt si courtoise envers les choses quelle éclaire !

Comme elle sait les caresser,

Les envelopper de tendresse,

Comme elle sait dans leurs tristessesLes consoler, les réchauffer !

Comme elle sait au cœur fatigué des vieux arbresVerser la force avec la joie,