DES ROSES SUR LA MER
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Seins, ventres, nuques, lèvres de pétales,Toisons de pourpre et d’or qui s’échevèlent !
O les rouges, avec quelles audacesAvides, quels désirs voracesElles bondissent jamais lasses !
O les blanches, parmi ce tourbillon d’ardeursImpures, leurs candeurs et leurs pudeurs,Tandis que, rieuses et câlinesSous les baisers qui les butinent,Flambent les jaunes en une fauve splendeur...
Et le soir vient : entre les murs de blanche laqueQue moirent des lueurs rougiesS’apaise la mystérieuse orgie.
Le vent fraîchit, de temps en temps les voiles claquentPour un nouvel et plus rapide essor;
La mer est gris de perle avec des glacis d’or.
O tendres fleurs déjà fanées,
O roses,quelles mains passionnées,