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Le Miroir : poèmes
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DES ROSES SUR LA MER

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Seins, ventres, nuques, lèvres de pétales,Toisons de pourpre et dor qui séchevèlent !

O les rouges, avec quelles audacesAvides, quels désirs voracesElles bondissent jamais lasses !

O les blanches, parmi ce tourbillon dardeursImpures, leurs candeurs et leurs pudeurs,Tandis que, rieuses et câlinesSous les baisers qui les butinent,Flambent les jaunes en une fauve splendeur...

Et le soir vient : entre les murs de blanche laqueQue moirent des lueurs rougiesSapaise la mystérieuse orgie.

Le vent fraîchit, de temps en temps les voiles claquentPour un nouvel et plus rapide essor;

La mer est gris de perle avec des glacis dor.

O tendres fleurs déjà fanées,

O roses,quelles mains passionnées,