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l’offrande I I
Si doucement je vous sens m’envahirD’un si profond, d’un si délicieux délire,Que par mes mains, mes lèvres et mes yeux,Mes narines et mes oreilles,
Je deviens ces flocons de fleurs et ces abeilles,Et toute la splendeur vermeilleEparse dans ce soir miraculeux...
Et je t’apporte, ô Nuit terrible et maternelle,Et je viens déposer humblement à tes piedsL’humble offrande de tous mes sens extasiés.