124
LE DEUIL DES PRIMEVÈRES
Ceci est le pays pauvre et beau de ma mèreoù la terre calleuse offre l’olive amèreau loriot et à la grive.
Ecoutez les stridents vols bleus du criquet gris.Il saute et vole en courbe dans le silence secde la lavande sèche à la lavande sèche.
Mon âme avait besoin du rire vert des eaux.
Je suis devenu fou ainsi que les oiseaux,et maintenant je pleure.
Je pleure de tendresse au cœur de la vallée.
Comme la gousse mûre au vieux parc désolé,mon cœur sur la muraille en s’ouvrant est tombépar un de ces jours blancs où les pêches se meurent.
Voyez donc ma couronne : elle est de guêpes d’orentrelacées de houx.
Elle me fut tr essée par la noire Mamoreet suis devenu fou.