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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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118
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I 18 La DEUIL DES PRIMEVÈRES

Que bénie devant Dieu soit ton aïeule, cellequi cueille dans les prés les herbes salutaires,qui m’a conduit à toi dans la belle forêtoù ton nid de rosée et de rose est tissé.

Tu es l’âme et la chair nues. Tu es la véritédont le parfum limpide a fleuri sur ma lèvre.Quel est ce rêve pur que je vais vivre ?

la petite vieille, qui réapparaît au poète qui s’éveille.

Un rêve.

Avril-Mai 189g.