I 18 La DEUIL DES PRIMEVÈRES
Que bénie devant Dieu soit ton aïeule, cellequi cueille dans les prés les herbes salutaires,qui m’a conduit à toi dans la belle forêtoù ton nid de rosée et de rose est tissé.
Tu es l’âme et la chair nues. Tu es la véritédont le parfum limpide a fleuri sur ma lèvre.Quel est ce rêve pur que je vais vivre ?
la petite vieille, qui réapparaît au poète qui s’éveille.
Un rêve.
Avril-Mai 189g.