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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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LA JEUNE FILLE NUE

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LE POETE

En t’écoutant parler, je ne sais quel beau jourgonfle mon cœur comme un raisin plein de soleil...Mais tu ne me dis pas, originale petite vieille,ce qui peut guérir mon cœur mort d’amour?

LA. PETITE VIEILLE

LE POETE

L’amour.

Tais-toi. Cest douloureux. Tu sais que c’est fini.Depuis un an mon cœur m’étrangle. Elle est partie,celle qui avait fait dans mon cœur sa patrie.

LA PETITE VIEILLE

Elle n’habitait pas, comme cette autre, un niddans une forêt noire où il n’y a personneque la plainte engourdie de l’angelus qui sonne,ou le frisson mouillé d’un mulot qui se glissedans la terre friable et bonne aux plus petits.

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