Druckschrift 
Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
Entstehung
Seite
57
Einzelbild herunterladen
 

ÉLÉGIES

5 7

Je vous en prie : laissez-le bien dormir tranquillesous l’yeuse où, au matin, le rouge-gorge criedes cantiques sans fin à la Vierge Marie.

III

Quand mon cœur sera mort... Mais non... Viens le chercher.Viens le chercher avec ta grâce parfumée.

Je ne veux pas qu’il se refuse à ton baiser.

Prends-le, emporte-le avec cet air faroucheque tu avais parfois lorsque tu me serraissur ta gorge... Ne pleure pas, ô mon amie.

Ne pleure pas, amie, La vie est belle et grave.

J’ai souffert et t’ai fait souffrir plus d’une fois...Mais les agneaux paissaient l’aurore des collines,mais la lune baisait les brouillards endormis,mais les chevreuils dormaient sur les clairières pâles,