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Le Deuil des Primevères : 1898 - 1900
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LE DEUIL DES PRIMEVÈRES

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je chercherais en vain ce que je peux porter.Le sel sera it mangépar l'agneau des ravineset le vin serait bu par ceux qui tont pillé.

Je songe à toi. Le jour baisse comme ce jour je te vis dans mon vieux salon de campagne.Je songe à toi. Je songe aux montagnes natales.Je songe à ce Versaille tu me promenas, nous disions des vers, tristes et pas à pas.

Je songe à ton ami et je songe à ta mère.

Je songe à ces moutons qui, au bord du lac bleu,en attendant la mort bêlaient sur leurs clarines.Je songe à toi. Je songe au vide pur des cieux.

Je songe à leau sans fin, à la clarté des feux.

Je songe à la rosée qui brille sur les vignes.

Je songe à toi. Je songe à moi. Je songe à Dieu.