ÉLÉGIE PREMIÈRE
A ALBERT SAMAIN
Mon cher Samain, c’est à toi que j’écris encore.
C’est la première fois que j’envoie à la mortces lignes que t’apportera, demain, au ciel,quelque vieux serviteur d’un hameau éternel.Souris-moi pour que je ne pleure pas. Dis-moi :
« Je ne suis pas si malade que tu le crois. »
Ouvre ma porte encore, ami. Passe mon seuilet dis-moi en entrant : « Pourquoi es-tu en deuil ? »
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