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TABLEAUX MOBILES.
SUJETS D’HISTOIRE.
N.° 321. PI anche xxiv?TARQUIN ET LUCRÈCE,
PAR BARTHELEMY SPR4NGER*
Peints fur toile»
Haut de 3. pieds 3. pouces; Large de 2. pieds 4. pouces.
Figures entières, demi-nature.
Tarquin le poignard à la main, fe trouve dans la chambrede Lucrèce ; il a déjà le genou pofé fur le lit où elle eftcouchée. Cette Héroïne faifie d’effroi, fait tous fes effortspour fe défendre contre le rayiffeur. Une femme figurantune Furie eft derrière le lit; d’une main elle lève le rideau,de l’autre elfe tient fon flambeau : c’eft la feule lumièrequi éclaire cette fcène.
La penfée de ce Tableau eft affez heureufe, mais ondélirerait que Je delfln n’en fut pas fi maniéré,
SUJETS D' HISTOIRE.
N° 322. Planche XXIV?
UNE SAINTE MADELEINE,
PAR GEOFFROl SCHALCKE H.
Peint fur toile en 1700.
Rapt de %. pieds ia. poupes; Large de 2. pieds 1. popce.
Figures entières, demi-nature.
Sujet de nuit où S*'. Madeleine eft aflife près d’une tombe,fur laquelle elle appuie le bras droit, foutenant de cettemain une lampe allumée qui pofe fur un livre. Elle élèvel’autre bras en ligne d’invocation, tournant la tête versune Gloire qui defcend du ciel fur elle, & dont un rayoneft réfléchi fur fon front Un Ange lui apporte une palme& une couronne. La Sainte fbule aux pieds fes riches vête-ments, ainfi que toutes les pièces de fa toilette. Elle n’eftvêtue dans le moment que d’une efpèce de chemifette defatin avec une grande draperie bleue, qui lui paffe fur lesreins & fur les cuiffes, s’étendant de là fur le fiège où elleeft aflife. Au deffus de la tombe eft fufpendu un amplerideau d’étoffe cramoifie, garni de franges de même couleur.Une colonne avec fon piédeftal, & une échappée de vue' qui laifle voir la mer agitée achèvent de former le Tableau.On admire ici la fcience & la pratique confommée de l’Artiftedans ce genre de pièces de nuit. Celle-ci eft éclairée d’une
manière fingulière, par deux lumières très-différentes; la
première