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TABLEAUX MOBILES.
SUJETS D’HISTOIRE.
fèmble ne crier avec les autres qu’en bégayant ; trois petitsgarçons dont le plus jeune eft affis dans une chaife d’enfant,mêlent leurs cris à ceux des grandes perfonnes ; auprès de lacheminée''qui eft à gauche, une vieille femme fait la cuifineà un feu de tourbe ; dans le fond de la chambre fous uneporte élevée, eft une jeune fille qui tient un plat d’unemain, & de l’autre_la chandelle à trois branches des troisRois ; * elle crie de loin le Roi boit. Une plus petite fille àcôté d’elle lui demande la chandelle ; enfin dans le coin àgauche, un homme defcend un efcalier de bois, portantdevant lui un panier de tourbe & de morceaux de bois.Une cage renfermant un oifeau eft fufpendue au plafond dela chambre près de la cheminée.
Ce Tableau eft d’une compofttion auffi gracieufe quenaïve, d’une touche fine & fondue, & de la plus belleentente de clair-obfcur: la jeune femme ivre eft la figurela plus frappante ; elle exprime de la manière la plusnaturelle , & fans infpirer aucun dégoût, la gaieté vive derivrefle : on ne peut voir fon vifage rubicond fans rire.
Au bas eft écrit: G. Metzu.
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SUJETS D'HISTOIRE .
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N.° 318. PI anche xxiv®
JESUS-CHRIST ENTRE
L ES DEUX LARRONS.
;P,A R ANDRÉ SCHIAVON E.A N D,R EASCHIAVONE ,
Feint fur toile.
Haut de pieds; Large de 3 . pieds 6 . pouces.
Figures entières, d’environ un fixième de nature.
Le Chrift eft élevé à une Croix fort haute; il vient derecevoir le coup de lance par Longin qu’on voit à chevalà côté de la Croix, & qui retire dans ce moment la lanceenlanglantée. La Vierge, S*. Jean & les Maries pleurentau pied de la Croix. Les deux Larrons font élevés fur desCroix auffi fort hautes, & ont déjà les jambes caffées: lebon Larron qui eft à droite du Chrift, femble prononcer faconfeffion de foi. Les Prêtres, les Docteurs de la Loi& les foldats, entourent les Croix. Le fond du Tableau eftPayfage ; on voit dans le lointain la ville de Jérufalem. Leciel indique l’éclipfe qui eut lieu dans ce moment. Ce Mor-* ceau a un peu fouffert.
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