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SECONDE SALLE. i s
SECONDE FAÇADE.
N.° 74. PI anche vu?
JESUS-CHRIST MONTANTAU CALVAIRE AU MILIEU D’UN PEUPLEINNOMBRABLE,
PAR DAVID VIN CK BOONS.
Peint fur bois en 1 6 11.
Haut de 3. pieds 6 . pouces ; Large de pieds 2. pouces.
Petites figures entières.
La marche eft déjà loin de la ville de Jérufalem, qu’onvoit à droite dans le lointain, elle eft prette à arriver auhaut du Calvaire. A la tête de cette marche eft une voitureentourée de peuple & d’enfants, fur laquelle on tranfporteles croix pour les deux larrons. Enfuite viennent nombrede foldats à pieds & à cheval, qui conduifent ces deuxlarrons, les mains liées derrière le dos. Jefus-Chrift vientaprès vêtu d’une tunique rouge, portant fa croix, précédé& fuivi de foldats, dont quelques-uns le frappent pour lefaire avancer. S te . Véronique agenouillée lui préfente lelinge pour s’effuyer, ce qui fait précifément le moment defaction du Tableau. Derrière fainte Véronique , onreconnoit S*. Jean en pleurs, les mains jointes , regardantle ciel. A la fuite de Jefus & de la croix, viennent lesJuifs & les Prêtres de la loi, à cheval, & précédés de
SECONDE FAÇADE.
leurs Officiers : on en remarque un en habit & en bonnetrouges, qui tient la verge de la loi: à côté eft un hommeen habit verdâtre, qui porte un panier fur l’épâule, danslequel il y a un marteau, des doux, des tenailles, un cifeau& des cordes pour fervir au crucifiement. Un peupleinnombrable borde, non-feulement cette marche, maisauffi s’étend de toutes parts dans la plaine & fur les hauteurs:quelques - uns d’eux font même perchés fur des arbrespour mieux voir. Sur la ligne du peuple, en avant, àgauche, & peu loin de Jefus-Chrift, on voit deuxgrouppesintéreffans : le premier repréfente les faintes femmes deJérufalem en pleurs, auxquelles Jefus-Chrift a dit: Nepleurez pas fur moi , mais fur vous 0 ? fur vos enfants. Lefécond offre la fainte Vierge enveloppée d’un long manteaubleu ; elle eft accablée fous le poids de la douleur, &tombe en défaillance entre les bras de Marie & d’un vieillard :un foldat qui voit de près cette fcène’, s’en moque en tirantla langue, & infultant de la main. On remarque dans lecoin du Tableau, à droite, un homme debout vêtu d’unetunique rouge, recouverte d’un manteau blanchâtre, ayantfon chapeau à la main : il par oit marcher & fuivre le reftedu peuple fans prendre aucun intérêt à l’aélion. On croiroitvolontiers que c’eft le Peintre lui-même qui s’eft placé icicomme hors-d’œuvre.
Un détail infini, un pinceau précieux, une touchefpirituelle, & la perfpe&ive aerienne bien obfervée frappent