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C L VI I. E M P E R E v r’ ÎJfde Fridcric, qui voulant venger fa morr,s’avança jufqu’au lieu où il avoît perdula vie. Là s’eftant batu courageufemcntavec fes ennemis , tant que foncheval fut tué fous luy , il demeurapour mort fur la place, dequoy les Al-lemans s’eftant apperceus , prirent lafuite laiflant la victoire aux Milanois.Apres cette défaite, où l’on croyoit queFrideric avoît perdu la vie, les Alle-mans furent h effrayez qu’ils ne fça-voient quel party ils dévoient prendre.Cependant Frideric ayant demeuré juf-qua la nuit parmy les morts, fe fauvadans la ville de Corne, où il refolut pourdonner la paix à fes fujets , 5 c la libertéà fon fils Othon, de faire la paix avecle Pape , qu’il fut trouver à Venife, oùfon fils avoît efté fait prifonnier aprèsayoir perdu une bataille navalle contreles Vénitiens. Là ayant renoncé aux in-veftiturcs , il fe jetta aux pieds du Papepour les luy baifer , lequel le voyantainfi humilié, luy mit le pied fur lagorge, & fit crier par ceux qui eftoientautour de luy , ce vetfet tiré du Pfalme90. Tu marcheras fur l’Ajpic & le Ba-filie , & fouleras au pied le Lien &
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